Appel à Jean-Luc Mélenchon, à l’ensemble du Front de Gauche et à tous les Républicains de la VIE °

Je viens de voir l’interview de Jean-Luc Mélenchon à Paris-Match sur la mer.

Jean-Luc, il y a un nouvel horizon possible de l’Humanité dans ce qu’on appelle la “révolution numérique” pour peu que le genre humain l’arrache aux marchands du Temple.

L’informatique science du 20e siècle et son enfant Internet sont des inventions formidables du génie humain.

Mais tout a été fait pour que les gens n’y comprennent rien et n’en soient que des consommateurs.

A la Bastille le 18 mars 2012 tu as dit : « C’est nous qui étendrons les territoires de la liberté là où l’inventivité humaine et son génie a créé de nouveaux espaces. Car c’est nous qui dirons : la liberté sur la toile est inaliénable, et il ne sera plus jamais permis de faire Hadopi. ».

Dans la foulée le Front de Gauche du Numérique Libre t’a, pendant la campagne, adressé une lettre.

Nous souhaiterions vraiment te rencontrer pour que comme pour la mer, tu prennes cette affaire en main et lui donne la dimension universaliste qu’elle mérite, y compris dans la Constitution.

D’ailleurs notre expérience montre que dès qu’on peut en parler de vive voix avec les responsables politiques ou les élu-e-s, la question est tellement évidente qu’on emporte immédiatement l’adhésion.

 

Gérard Blanchet membre fondateur du Front de Gauche du Numérique Libre, Gauche Unitaire Allier

°) Cette écriture de la VIe est l’invention d’un blogueur du blog de Jean-Luc Mélenchon.

Appel du Front de Gauche du Numérique libre à la marche citoyenne pour la 6ème République, le 5 mai à Paris.

 

« Contre la finance et l’austérité, marche citoyenne pour la 6ème République »

Madame, Monsieur, Chers camarades,.Ce qu’il est convenu d’appeler l’affaire Cahuzac n’est pas qu’une faute individuelle. Elle révèle les confusions qui existent entre les logiques financières dominantes et la conduite des affaires de l’état. C’est ce qui la rend insupportable aux salariées et aux salariés, aux familles et d’une manière générale à toutes celles et tous ceux à qui il est demandé de faire des sacrifices pesant lourdement sur leur conditions même de vie.

 

La crise politique ainsi révélée, s’ajoute à la crise économique. Dans les deux cas les décisions gouvernementales sont marquées de l’échec qu’elles rencontrent. Nous pensons qu’il est temps que le peuple de gauche qui a permis que le président de la république soit élu, lui rappelle  qu’il ne l’a pas été pour faire cette politique. L’heure n’est pas au bricolage mais à la réorientation de la politique du pays et à la refonte du cadre institutionnel. La défiance des citoyennes et citoyens à l’égard des responsables politiques n’a jamais été aussi forte. L’oligarchie croit en sa toute puissance, en son impunité. C’est pourquoi la réplique doit être forte et claire. Il s’agit de rompre avec les politiques d’austérité en France comme en Europe, et d’éradiquer toute possibilité de conflit d’intérêt ente les dirigeants politiques de notre pays et les puissances financières. Redéfinir les règles sociales et démocratiques est le moyen pour que le peuple reprenne le pouvoir. Avec la VIe République nous proposons une issue positive. Elle vise à élargir le socle des droits, à étendre la souveraineté populaire, à favoriser la démocratie sociale.
C’est cette dynamique de reconquête démocratique qui inspire aujourd’hui les assemblées citoyennes.
Le Front de Gauche du Numérique libre appel à la marche citoyenne pour la 6èmeRépublique » le 5 mai à Paris.

Et, pour que celle-ci soit organisée collectivement; le fgnum libre participe à sa mise en place un peu partout dans le pays, avec les assemblées citoyennes, qui sont des espaces
de rencontre, de débats et d’actions, des outils d’engagement souple et durable pour redonner
à tou-te-s le goût de la politique,
l’envie de participer aux affaires de la cité, d’agir pour transformer le quotidien.
C’est là que se construit aujourd’hui en France le rassemblement de toutes les forces,
individuelles et collectives, qui veulent radicalement changer la société.
Ouvertes à toutes celles et ceux qui veulent participer, d’une manière ou d’une autre,
à la campagne 
Contre la finance et l’austérité, pour une marche citoyenne pour la 6ème République, elles en sont la cheville ouvrière,
en l’organisant sur le terrain, au plus près de la population, en popularisant son programme,
en participant aux luttes sociales, écologiques et numériques locales et nationales.
Pour se lancer, pas de modèle figé, « on apprend en marchant ».
On prend contact avec les militant-e-s des différent-e-s composant-e-s du Front de gauche
localement ou, si il n’y en a pas dans sa localité, avec l’équipe nationale ; on se structure
en fonction de son lieu d’implantation (usine, entreprise, quartiers,…); on se coordonne
au niveau de sa ville, de sa région ou de son département. Une seule exigence :
favoriser l’implication de tou-te-s dans les dynamiques et le travail collectifs.
Au niveau national, pour faire le lien entre les différentes initiatives et partager idées,
expériences, et ressources utiles à tou-te-s,
une lettre d’information hebdomadaire « L’actu de la campagne » vous est envoyée chaque semaine sur simple demande. assembleecitoyenne(at)placeaupeuple2012(point)fr. Et pour toute autre demande, création de site web pour votre assemblée citoyenne, buzz sur le web,… une adresse : fgnum(at)free.fr et un site:  http://numerique.frontdegauche.fr/?p=342

Chez nous, pas d’César ni tribun mais des femmes et des hommes, militant-e-s,
citoyen-ne-s engagé-e-s. Pas d’consignes,
mais des expériences à faire connaître et des idées à partager.
Pas d’solutions miracles toutes faites mais des discussions passionnantes et passionnées,
des prises de têtes sans prises de becs, des propositions mises collectivement en cohérence.
Pas d’bla bla, pas d’train train, mais des débats, des actions, des mobilisations dynamiques
et populaires.

La marche citoyenne pour la 6ème République se fera! Voilà le programme. A nous tou-te-s de le mettre joyeusement en musique.
C’est par ici, signez, et soyez les bienvenu-e-s.

Lettre ouverte du FGNum Libre à nos député-e-s et nos élu-e-s de la République.

 

A l'occasion de l'ouverture au Parlement du projet de loi d'orientation sur l'école élaboré
par le ministre Peillon, nous interpellons nos député-e-s
et nos élu-e-s de la République.

A l’heure ou nous écrivons cette lettre ouverte à nos député-e-s et nos élu-e-s de la République, l’austérité imposée pour conserver le système en l’état, frappe durement les peuples d’Europe. Surmonter la crise et convaincre qu’une relance est possible devient une nécessité devant la dépression qui se généralise. Les moyens financiers existent, pour les secteurs économiques porteurs qui attendent d’en bénéficier. Car, nous avons collectivement prêté plus de 1900 milliards aux banques au taux ridiculement bas de 1%. Ce placement collectif, consenti auprès des banques doit maintenant servir en priorité à l’investissement dans une économie durable et relocalisée.

Le Front de gauche du Numérique libre plaide pour une relance raisonnée économique et sociale dans le secteur des NTIC.

La Révolution numérique et notre vie

 

La taylorisation avait montré ses limites dans l’exploitation des « ressources humaines ».

Les propriétaires des moyens de productions ont eu besoin de maitriser le flot et les flux de production qu’avait engendré le développement des forces productives de la période industrielle.

L’informatique, fille du développement des sciences mathématiques dans l’analyse et la mesure du travail d’abord manuel mais bientôt aussi intellectuel, en décortiquant les processus intellectuels à l’œuvre dans le travail, en les traduisant en logiciels assimilables dans des machines ayant toujours plus de puissance et de vitesse de calcul, fournit aux détenteurs des moyens de producton les moyens de reproduire en langage numérique, la pensée à l’œuvre dans tous les actes de notre vie.

Il n’est pas un métier qui n’ait pas été transformé par la pénétration de l’informatique, pas une technique ni même une science qui n’ait pas été fécondée et, par sa fusion avec les moyens de communication, amplifié la diffusion du savoir.

Presque tous les objets et les actes de notre vie ont un rapport avec l’informatique.

L’informatique en tant que science et grâce à des ordinateurs de plus en plus performants permet la traduction en logiciels du mouvement du vivant, et par la modélisation de tester des hypothèses sur le futur.

L’informatique contribue à la globalisation par l’effacement des distances, ainsi qu’à forger l’image du village global. Par son mode d’interconnexion horizontal elle favorise tout à la fois la centralisation de la pensée et la décentralisation de ses effets.

Ce qui transforme nos vies, actuellement, c’est bien plus que la naissance de l’écriture et du calcul, de l’imprimerie, de la révolution industrielle.

Dès le surgissement de la révolution informationnelle, deux conception du monde se sont affrontées.

Le capitalisme a tendance à s’approprier cette science , à la réduire à l’état de technique et de marchandise, à s’en réserver les fruits , à pousser à la consommation anti-écologique par l’obsolescence programmée, à en faire un moyen d’exploitation, de domination jusqu’à instaurer un fascisme technologique.

Comme en matière de sciences biologiques le capitalisme en brevetant le vivant vampirise la société.

A l’opposé, des personnes d’horizons divers militent pour le libre, souvent gratuit (la suite bureautique comprenant Word et Excel coûte 120€, les outils graphique d’Adobe de 150 à 500€).

Combien de gens savent qu’en achetant un ordinateur ils payent une dîme à Microsoft, qu’il s’agit là d’une vente forcée, illégale, condamnée par la justice et par l’union Européenne (pour vente liée) . Alors, qu’ils existent des systèmes et des logiciels libres bien plus performants,

 

Combien savent que le libre est le fruit d’un modèle coopératif, qui selon son initiateur, Richard Stelman est un mouvement social qui repose sur les principes de Liberté, Égalité, Fraternité

La France de la VIème République doit :

Au niveau national prendre des mesures législatives et gouvernementales

Garantir l’indépendance nationale

La souveraineté nationale passe par notre souveraineté informatique et la protection des données gouvernementales et industrielles.

Il n’est pas admissible que l’informatique des services publics, en particulier l’école, soient sous la tutelle des grandes firmes transnationales qui ne payent aucun impôt sur les sociétés en France sur la vente de leurs licences. Une loi doit généraliser l’usage des logiciels libres dans toutes les administrations. Et en premier lieu dans l’enseignement du primaire à l’université en passant par la formation continue.

- au niveau gouvernemental plutôt que d’instaurer un ministère, créer une délégation interministérielle car l’informatique est un domaine transversal.

Mesures à la portée des gouvernements pour promouvoir le logiciel libre

La mission de l’État est d’organiser la société pour la liberté et le bien-être du peuple. Un aspect de cette mission, dans le domaine informatique, est d’encourager les utilisateurs à adopter le logiciel libre.

Les utilisateurs ont un droit légitime à la maîtrise de leurs outils informatiques, mais l’État a une responsabilité envers le peuple de maintenir et leur garantir cette maîtrise. Il exerce ce pouvoir en leur nom.

Un bénéfice supplémentaire de la migration des organismes étatiques vers le logiciel libre est d’induire des économies budgétaires et de dynamiser l’industrie locale.

« organismes étatiques » signifie les organismes publics, y compris les écoles, les partenariats public-privé, les organismes en grande partie financés par l’État tels que les écoles sous contrat, et les sociétés “privées” contrôlées par l’État ou instituées par celui-ci avec des privilèges ou des missions spécifiques.

Sont également cruciales les politiques publiques qui ont des conséquences sur le type de logiciel utilisés tant par les particulier que par les organisations :

* Les lois et les pratiques du secteur public doivent être modifiées de sorte à ne jamais obliger ni contraindre un particulier ou une organisation d’utiliser un programme non libre.

* À chaque fois qu’un organisme étatique distribue des logiciels au public, y compris des programmes inclus dans ou exigés par les sites internet de son ressort, ces programmes doivent être distribués en tant que logiciels libres, et être aptes à fonctionner dans un environnement 100% libre.

* Les sites Web et les serveurs des organismes de l’état doivent être conçus pour fonctionner parfaitement avec des environnements 100% libres sur l’ordinateur de tout utilisateur.

* Les agences d’état utiliseront uniquement les formats de fichier et les protocoles de communication qui sont bien pris en charge par le logiciel libre, et de préférence ceux dont les spécifications sont publiques. Par exemple, ils ne doivent pas distribuer des enregistrements audio ou vidéo dans des formats qui nécessitent de recourir à Flash ou à des codecs non libres. (Ceci n’est pas précisé seulement en termes de “standards”, mais comme devant s’appliquer à tous types d’interfaces, standardisées comme non standardisées)

Plusieurs politiques peuvent porter atteinte à la souveraineté informatique d’un État.

Les organes de l’État doivent exercer le contrôle de leurs moyens informatiques, et ne pas céder celui-ci aux mains d’entités privées. Ces points s’appliquent à tous les ordinateurs, y compris les smartphones.

* Tous les organismes étatique doivent migrer vers le logiciel libre, et ne doivent pas installer ni continuer à utiliser aucun logiciel non libre, sauf exception temporaire. Un seul organisme doit pouvoir accorder ces dérogations temporaires, et seulement lorsque des raisons impérieuses sont démontrées. L’objectif de cette agence devrait être de réduire le nombre de ces exceptions à zéro.

* Quand un organisme d’État finance le développement d’une solution informatique, le contrat doit exiger que ce soit une solution logicielle libre et capable de fonctionner sur un environnement 100% libre. Tous les contrats doivent l’exiger, de sorte que si les développeurs ne se conforment pas à cette exigence, leur ouvrage ne puisse être financé.

* Quand un organisme étatique achète ou loue des ordinateurs, il doit choisir parmi les modèles qui se rapprochent le plus, dans leur catégorie, de spécifications et capacités de fonctionnement sans aucun logiciel privateur. L’État devrait maintenir, pour chaque catégorie d’ordinateurs, une liste des modèles acceptés en fonction de ce critère. Les modèles disponibles à la fois pour le public et l’État doivent être préférés aux modèles disponibles uniquement pour l’État.
* L’État se doit de négocier activement avec les fabricants pour favoriser la disponibilité sur le marché (tant pour l’État que pour le public) de produits matériels (hardware) appropriés, dans tous les domaines pertinents, qui ne nécessitent aucun logiciel privateur.

* L’État devra inviter d’autres États à négocier collectivement avec les fabricants sur les produits matériels appropriés. Car ensemble ils auront plus de poids.

La souveraineté et la sécurité informatiques d’un État supposent le contrôle de l’État sur les ordinateurs effectuant des tâches de son ressort. Cela doit conduire à éviter le SaaS (Logiciel en tant que Service) à moins que ce service ne soit géré par un autre organisme étatique, et éviter de même toute pratique qui dénierait à l’État la maîtrise sur son informatique.

* Chaque ordinateur utilisé au service d’un État doit lui appartenir ou être loué par lui, et l’État ne doit jamais concéder aucune autorité à quelque société privée sur l’accès physique à ses machines, sur la capacité d’en exercer la maintenance (matérielle ou logicielle), ni sur le choix du type de logiciel susceptible d’y être installé. Dans tous les cas où il ne s’agit pas d’ordinateurs portables, ces machines doivent être utilisées dans des espaces physiques relevant de l’autorité de l’État (qu’il en soit propriétaire ou locataire).

Une autre politique inverse le degré de développement de logiciels libres et non libres :

* L’État devra encourager les développeurs à créer ou à améliorer le Logiciel Libre ainsi que tous ceux qui les mettent à disposition du public, par exemple au moyen d’exonérations fiscales ou toutes autres incitations financières. Au contraire, aucune exonération fiscale ne devrait pouvoir être accordée pour le développement, la distribution ou l’utilisation de logiciels non libres.

Un tel train de mesures doit permettre à l’État de recouvrer le contrôle et la souveraineté de ses moyens informatiques, ainsi que de mener et inciter les citoyens, les entreprises et les organisations du pays à maîtriser leurs capacités informatiques.

Pour une relance raisonnée des NTIC dans les entreprises et administrations. 

Le Front de Gauche qui a donné un sens concret à la transition écologique et à la révolution citoyenne se doit de faire des propositions sur le travail, qui, au sens appréhension, transformation de la nature, de la société dans laquelle s’exerce son activité et de lui même, est le propre de l’Homme.

L’informatique par l’objectivation des pratiques et connaissances, par sa capacité de libération du travail répétitif (abaissement du temps de travail, production d’automates) contribue d’une manière décisive à la possibilité de faire du travail une œuvre.

Les comités d’entreprises devront pouvoir influer sur le choix des logiciels de leur entreprise une formation doit êre dispensée à ses élus, et à ceux des organisations syndicales.

Pour mettre fin à l’exploitation il faut que la gestion soit transparente aux salariés.

puis à une étape supérieure expérimentant de nouveaux modes de gestion, les salariés devront pouvoir participer à la définition des objectifs et des moyens, à l’élaboration de logiciels incluant ces nouveaux critères

l’informatique doit être enseignée dans la formation continue en liaison avec la Sécurité Sociale Professionnelle afin que les salariés puissent ne plus subir une technologie qui leur arrache leur part d’intelligence de la production pour en extraire encore plus de profits mais devenir des salariés-citoyens participants à l’élaboration des logiciels pour que le travail prenne son sens créateur individuel et collectif, réfléchir à ce que l’on produit, pour qui, comment on le produit, capables d’entreprendre collectivement non seulement pour leur production à l’échelon de leur entreprise mais de la société entière.

Pour une réappropriation des savoirs :

Le domaine politique le plus important concerne l’éducation, dans la mesure où celle-ci détermine l’avenir d’une nation :

* Les activités éducatives, du moins celles assurées par des organismes d’État, doivent enseigner uniquement les logiciels libres (et donc ne devraient jamais conduire les élèves à utiliser un programme non libre), et devrait enseigner les raisons civiques de promouvoir le logiciel libre.
Enseigner un programme non libre revient à enseigner la dépendance, ce qui est contraire à la mission de l’école.

 

En matière d’enseignement à tous les niveaux faire que l’informatique ne soit plus considérée comme une simple technique (apprendre à cliquer au bon endroit) mais comme une science du raisonnement de notre temps, science qui a acquis son indépendance vis à vis des mathématiques.

Doivent être enseignées les notions d’algorithme, de langage et de programme,de rétro-activité, de machine et d’architecture, de réseau et de protocole,d’information et de communication, de données et de format etc…

L’échec du B2i (brevet informatique et internet) est pourtant patent. Mis en place en école-collège-lycée et CFA, il évite l’enseignement de l’informatique à l’école et la réappropriation des savoirs informatiques.

Les B2i école, collège et lycée ont été mis en œuvre sous l’ancien gouvernement et pour la rentrée 2012. Ils servent à ce qui est appelé pudiquement à « attester le niveau acquis par les élèves dans la maîtrise des outils multimédia et de l’internet ». On apprends un peu plus loin « Ils permettent aussi de mieux préparer les élèves à un usage responsable des technologies de l’information et de la communication ». Ce qui veut dire en termes clairs que les élèves sont préparés dès l’enfance à devenir des consommateurs captifs des grands groupes internationaux essentiellement américains qui préconisent l’utilisation de leurs logiciels fermés et payants. Cet état de faits est nuisible aux partage du savoir.

 

Mais cette logique de privatisation et de fermeture des savoirs, doit faire face à une fronde des enseignants jusqu’aux chercheurs pour libérer les connaissances. La relance raisonnée par le partage du savoir est crédible et passe par une révolution numérique et citoyenne.

Et comme le dit R. Stallman, les écoles devraient utiliser le logiciel libre et l’enseigner :

« Les écoles devraient apprendre à leurs élèves à devenir les citoyens d’une société forte, compétente, indépendante et libre.

Ce sont les raisons principales pour lesquelles universités et écoles de tous niveaux devraient n’utiliser que du logiciel libre.

Partage

Les établissements scolaires doivent enseigner les valeurs du partage en montrant l’exemple. Le logiciel libre aide l’éducation, en permettant le partage des savoirs et des outils :

au niveau local

Au niveau local le front de gauche doit s’efforcer de sensibilise les élus, responsables d’associations, formateurs, étudiants et universitaires , la population aux enjeux de l’informatique libre, organiser des conférences- débat où seront invités des personnalités défendeurs du libre.

Dès maintenant les élus doivent être informés des enjeux à l’œuvre dans ce domaine par des conférences voire des formations.

Dès maintenant nos municipalités doivent adhèrer à l’April, aboutir au remplacement des systèmes propriétaires par l’adoption du logiciel libre dans leur système informatique car il existe des systèmes libres pour les collectivités locales ( Adullac et Open Mairie).

Nos municipalités doivent encourager à passer au libre les associations, cyber-bases, foyers de personnes âgées, les centres multimédias, de leur territore (l’économie du paiement des licences à la multinationale Microsoft paiera la formation des formateurs ) et là où il n’en existe pas encourager à les créer

Au niveau global

Une grande bataille idéologique doit être menée dès maintenant, pas seulement pour contrer les positions admises ou les propositions floues, mais par le savoir acquis de l’alliance à chaque pas entre la théorie et la pratique ouvrir la route d’un autre continent celui de la liberté et de la fraternité.

Partout ou nous avons quelques forces nous devons initier des assemblées citoyennes, nous efforcer de créer des fronts thématiques du numérique libre et en partenariat avec les autres Fronts thématiques relancer la campagne contre l’austérité.

Nous devons encourager tous nos membres, nos comités et fronts à ne se servir que de logiciels et systèmes libres, s’inscrire à l’April, et les autres associations du libre. Renforcer ces associations et y apporter et/ou puiser leur savoir.

Au niveau du Front de Gauche pour les prochaines échéances électorales,

Nous devons soutenir des initiatives comme celles de Nosdeputes.fr pour faire connaître nos ateliers législatifs et candidats.fr pour responsabiliser nos élues aux enjeux du numériques. Nous devons diffuser les séries de logiciels métiers qui ont été réalisés, tels Open Mairie10 développé par la ville d’Arles en partenariat avec des entreprises de Marseille et sa région, dont ont pu bénéficier des centaines de mairies de France, permettant une coopération entre les différentes collectivités territoriales, réalisant ainsi des économies d’échelle par la mutualisation des nouvelles « briques logicielles » apportées au pot commun par les différents acteurs, selon le modèle du libre qui ne fonctionne que parce que chacun-e apporte ses apports à tou-te-s et le produit de ces efforts collectifs est librement accessible à tou-te-s.

La Révolution Informationnelle doit dans notre programme de « l’humain d’abord » avoir une place au moins aussi importante que celle de la transition écologique.

De son orientation dépendra que s’instaure une société esclavagiste techniciste ou qu’au contraire advienne la libre coopération d’hommes créateurs

 

Le 14 Mars 2013

 

Le FGNum libre.

 

 

 

 

 

 

 

Communique du 23 janvier 2013

Le Front de Gauche du Numérique Libre condamne fermement l’accord que viennent de signer la Bibliothèque nationale de France et le Ministère de la Culture avec les sociétés Proquest, Believe Digital et Memnon Archiving Services en vue de numériser des fonds du domaine public. En effet, l’accord prévoit que certains fonds de la BNF, une fois numérisés par ces sociétés, fassent l’objet d’une exploitation exclusive par elles pendant dix ans. Pour sa part, la Bibliothèque nationale ne pourra donner accès aux versions numériques de son propre corpus qu’à l’intérieur de ses locaux, et non pas en ligne. Il s’agit d’un pas très grave vers la privatisation des œuvres du domaine public, qui sont un patrimoine commun à tous et non la propriété du Ministère de la Culture.

Le coût de la numérisation ne doit pas justifier une telle privatisation du domaine public, qui doit rester accessible librement à tous les individus, toutes les institutions et organisations quelles qu’elles soient. Avec cet accord, le service public de l’Enseignement supérieur, par exemple, se retrouvera à acheter à des sociétés privées le droit d’accéder à des œuvres ou publications, bien souvent produits par des équipes de recherche publique. Au contraire, un service public interministériel dédié à la numérisation et à la mise à disposition des archives doit voir le jour afin de garantir que les œuvres du domaine public continuent à bénéficier à l’ensemble de la collectivité, non à quelques entités prédatrices.

De manière générale, le Front de Gauche du Numérique libre conteste l’instrumentalisation du droit sui generis sur les bases de données afin de restreindre l’accès à des œuvres pré-existantes, et rappelle son opposition à toute forme de partenariat public-privé dans les domaines touchant à l’intérêt général. Nous soutenons les dispositifs de partage de la culture, qu’ils soient institutionnels ou citoyens (comme les réseaux de partage de fichiers entre individus). Nous nous associerons à toute initiative visant à annuler la signature du partenariat public-privé de la BnF.

Revue de presse – 7 janvier 2013

01net. «En bloquant la pub, Free a enfreint la neutralité du Web»

Le Front de Gauche et le Parti Pirate réagissent vivement à la décision de Free de bloquer les publicités. Ils estiment que c’est une atteinte à la neutralité du Web.

 

l’Humanité. «Neutralité du Net, le Front de gauche félicite la Slovénie»

La Slovénie vient de légiférer pour garantir la neutralité du réseau Internet sur son territoire. Le Front de Gauche du Numérique Libre félicite le peuple slovène de s’être doté de ce droit qui devrait être considéré comme fondamental pour les citoyen-ne-s de tous les pays.

Communiqué du 7 janvier 2013

La Slovénie vient de légiférer pour garantir la neutralité du réseau Internet sur son territoire. Le Front de Gauche du Numérique Libre félicite le peuple slovène de s’être doté de ce droit qui devrait être considéré comme fondamental pour les citoyen-ne-s de tous les pays.

À l’heure où en France les conflits d’intérêts entre opérateurs de réseau, de contenus et de services font de plus en plus de dégâts collatéraux parmi les internautes et éditeurs de sites, le Front de Gauche du Numérique Libre appelle le législateur français à prendre une telle mesure pour garantir l’égalité d’accès de l’ensemble des internautes à tous les contenus proposés sur Internet.

Nous déclarons qu’une loi contraignante pour tous les opérateurs et garantissant une stricte neutralité du réseau Internet ainsi que de tous les intermédiaires techniques ferait partie des premières mesures d’un gouvernement Front de Gauche.

 

Le Front de Gauche du Numérique Libre

Communiqué de presse du 6 janvier 2013

Le fournisseur d’accès à Internet Free a décidé, depuis le 3 janvier, de bloquer l’affichage des publicités sur les ordinateurs reliés à «son» réseau, c’est-à-dire chez les personnes abonnées au service «Freebox Révolution».

Le Front de Gauche du Numérique Libre s’inquiète de cette mesure qui pourrait être un nouveau pas vers une atteinte au principe de neutralité du réseau, principe qui doit rester absolu. Nous répétons notre attachement à une transmission des données électroniques qui respecte leur intégrité et leur contenu quels que soient leur source, leur destination, leur teneur ou le protocole utilisé. Principe aujourd’hui violé par les serveurs DNS installés sur les Freebox.

Bien que le combat contre l’agression publicitaire soit l’un des chevaux de bataille du Front de Gauche, nous pensons que la méthode n’est qu’un épisode supplémentaire de la guerre que Free livre à Google dans le but de se faire payer des «marges arrière», guerre dont les abonné-e-s Free sont les victimes notamment lorsqu’ils veulent accéder à YouTube à certaines heures. Si ce FAI était sincère, il expliquerait plutôt comment opérer soi-même au blocage des publicités grâce à des extensions utilisables avec les navigateurs web, outils tout à fait performants.

Nous constatons également que Fleur Pellerin s’émeut de cette méthode et nous nous interrogeons sur la sincérité de la Ministre qui fut jusqu’à récemment membre du comité des sanctions de l’Autorité de régulation des jeux en ligne, seul organisme français qui ait fait du filtrage des sites sa méthode d’action.

Aujourd’hui c’est la publicité qui est visée, mais demain quelles pourraient être les cibles d’un tel filtrage ? C’est la technique du pied dans la porte, après laquelle un long couloir nous mènerait tout droit vers la censure généralisée du réseau Internet. Le Front de Gauche du Numérique Libre appelle une nouvelle fois l’actuelle Majorité à voter une loi garantissant la neutralité du réseau Internet et notamment de tous les intermédiaires techniques, pour tous les contenus et pour l’ensemble des internautes.

 

Le Front de Gauche du Numérique Libre

 

Numérique et loi d’orientation pour l’École

Deux textes gouvernementaux récents impactent la place du “Numérique” à l’École :

1) la circulaire du 1er Ministre concernant la place des logiciels libres dans les administrations et collectivités.

2) le rapport sur la refondation de l’École qui, page 49 et début de la page 50, évoque largement “Le numérique, une priorité pour la réussite” mais en s’en limitant à l’outil et aux usages, sans comprendre qu’il y a là des savoirs fondamentaux au delà des savoir-faire. D’autre part ce texte ne parle absolument pas de logiciels libres dans l’Éducation en totale contradiction avec la circulaire du Premier Ministre.

Les parlementaires front de gauche vont être amenés à discuter de cette loi d’orientation et à faire des propositions d’amendements.
Mais les citoyens sont également invités, par le Front de Gauche pour l’Éducation à remplir dans les assemblées citoyennes, des cahiers législatifs.

Par ce texte le Front de Gauche du Numérique veut apporter quelques éléments afin d’enrichir la réflexion des élu-e-s et des citoyen-ne-s sur une question largement accaparée par le capitalisme, qui a réussi à imposer une “pensée unique” sur ces questions. Ce texte, en prise avec l’actualité, est volontairement limité à l’Éducation. Le Front de Gauche du Numérique prépare d’autres textes, traitant du fond du Numérique dans la société du XXIe siècle, et en quoi c’est un enjeu de civilisation au moins aussi important que l’imprimerie, voire de l’écrit dans l’Histoire Humaine. Cela suppose, comme tous les autres sujets, que l’ensemble des citoyens s’en empare et en fasse un outil de l’émancipation humaine.

Un enseignement de spécialité optionnel « Informatique et Sciences du numérique » en Terminale S est entré en vigueur à la rentrée 2012.

Cette création est une première réponse, qui en appelle d’autres, à la question de la culture générale scientifique et technique au 21è siècle.

L’informatique est partout. Dans la vie de tous les jours de tout un chacun. Elle est la forme contemporaine de l’industrialisation. Or, concernant l’enseignement de l’informatique, le rapport Stratégie nationale de recherche et d’innovation, SNRI, faisait en 2009 le constat que « la majorité des ingénieurs et chercheurs non informaticiens n’acquièrent pendant leur cursus qu’un bagage limité au regard de ce que l’on observe dans les autres disciplines ». La « réindustrialisation » suppose une forte compétence globale en informatique. Les débats de société sur les transformations qu’elle engendre se multiplient : Hadopi, libertés numériques, neutralité du Net… Il y a donc un triple enjeu : former l’homme, le travailleur et le citoyen, à savoir les missions traditionnelles de l’École.

La question se pose de savoir quelles sont les représentations mentales opérationnelles, les connaissances scientifiques et techniques qui permettent à tout un chacun d’être en phase et en prise sur la société dans laquelle il vit. Sans risque de se tromper, on peut affirmer que « cliquer sur une souris » et utiliser les fonctions simples d’un logiciel ne suffisent pas à les acquérir, loin de là.

Si les sciences physiques sont devenues discipline scolaire c’est parce qu’elles sous-tendent  les réalisations de la société industrielle. Dans les débats sur l’énergie nucléaire ou les OGM, le citoyen peut s’appuyer sur ce qu’il a appris au collège et au lycée en sciences physiques et en SVT. Lors des votes sur la transposition de la directive européenne DADVSI et de la loi Hadopi, s’il fut abondamment question de copie privée, de propriété intellectuelle, de modèles économiques…, ce fut sur fond d’interopérabilité, de DRM, de code source, de logiciels en tant que tels. Dans un cas comme dans l’autre on n’a pu que constater un sérieux déficit global de culture informatique largement partagé. L’informatique est l’une des trois grandes sciences contemporaines. Le monde devient numérique…

La conséquence en est que l’informatique devient, et doit devenir davantage, discipline en tant que telle, composante de la culture générale scolaire. En effet, l’approche pédagogique selon laquelle on peut donner une culture informatique par les utilisations dans les autres disciplines enseignées par le B2i), d’une manière exclusive, s’est révélée être un échec. Un échec prévisible d’ailleurs : imaginons que l’on supprime le cours de mathématiques et qu’alors les entiers relatifs soient traités en histoire  à l’occasion de l’étude de la période avant-après JC, et les coordonnées en géographie quand on parle de longitude et de latitude ! Et pourtant c’est ce que l’on a fait avec l’informatique.

L’informatique objet et l’informatique outil pédagogique sont complémentaires et se renforcent mutuellement. L’informatique fait évoluer les objets et les méthodes des autres disciplines (voir par exemple les enseignements techniques et professionnels ou les sciences expérimentales avec l’EXAO et la simulation).  Elle est un outil de travail personnel et collectif des enseignants et des élèves, de la communauté éducative. Mais elle aussi discipline scolaire, modalité pédagogique incontournable pour donner à tous les élèves l’indispensable culture générale en la matière.

Le FGNum appelle les candidats à signer le Pacte du logiciel libre

L’utilisation de logiciels libres – qui donnent les quatre libertés d’utiliser, étudier, modifier et redistribuer les logiciels – est une condition nécessaire au développement de la société de l’information, au partage des connaissances et à l’émancipation des citoyen-ne-s. Il s’agit d’une démarche de production coopérative et d’éducation populaire que le Front de Gauche veut favoriser : éduquer pour émanciper. Tout ce qui permet aux citoyen-ne-s d’exercer leur intelligence est un pas vers la révolution citoyenne qui permettra de sortir de la crise du capitalisme, œuvrer au dépassement de celui-ci et construire un nouveau modèle de société.

C’est pour contribuer à atteindre cet objectif que le Front de Gauche apporte son soutien à l’initiative Candidats.fr de l’APRIL et appelle ses candidat-e-s, aux élections législatives de juin 2012 à signer le Pacte du Logiciel Libre.

Le Front de Gauche œuvre pour qu’Internet et le Logiciel Libre prennent toute leur dimension et participent à l’élaboration de la société du savoir qui reste à construire. Il prône son utilisation à tous les échelons de l’État, des administrations centrales aux collectivités locales en passant par tous les établissements de service public. Pour cela, il est aussi nécessaire de réduire la fracture numérique qui n’est qu’un autre aspect de la fracture sociale. L’accès pour tous au réseau, la liberté du choix des outils, la défense de la neutralité du réseau Internet sont autant de combats à mener pour y parvenir. Le Front de Gauche encourage ses élu-e-s à porter le débat sur ces questions dans les instances et les organismes où elles et ils sont élu-e-s.

Pour signer le pacte, signalez-vous auprès de contact@candidats.fr et renvoyez le formulaire : http://candidats.fr/documents/Le_Pacte_Du_Logiciel_Libre_candidats_legislatives.pdf.
NB – Merci de bien inscrire “Front de Gauche” comme appartenance politique afin que nos candidat-e-s soient tou-te-s comptabilisé-e-s sous la même étiquette.

Revue de toile du 2 au 8 avril 2012

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